Dem tragischen Eisenbahnunglück von Zollikofen widmete auch die französische Zeitung «L'univers illustré» einen illustrierten Artikel.
Die Feierlichkeiten zum 700-jährigen Bestehen der Stadt Bern wurden durch das schreckliche Eisenbahnunglück überschattet, das sich am Dienstag, dem 18. August, in Zollikofen ereignete. Zunächst einige Worte zu diesen Feierlichkeiten. Vor etwa drei Wochen wurde der 600. Jahrestag der Gründung der Schweizerischen Eidgenossenschaft gefeiert. Bern bestand also bereits seit hundert Jahren, als dieser denkwürdige Pakt geschlossen wurde. Die 1191 von Berthold V. von Zähringen gegründete Stadt ist heute nicht nur die Hauptstadt des reichsten und bevölkerungsreichsten Kantons, sondern auch Sitz der Bundesregierung.
Die grosse historische Kostümprozession, deren Abbildung wir hier veröffentlichen, sollte eine der grössten Attraktionen dieser Festlichkeiten sein. Jahrhundert für Jahrhundert zogen die wichtigsten Berner Helden vorbei. Ritter in Rüstungen, Herzöge, Grafen mit ihren Damen, Würdenträger der Stadt, Bürger, Handwerker, Studenten, Geistliche und Bauern wurden in Gruppen und Motiven von akribischer Authentizität dargestellt. Leider verbreitete sich gerade als man zum Bankett aufbrach, auf das weitere Vergnügungen folgen sollten, die Nachricht von der schrecklichen Katastrophe von Zollikofen – ein ganzer Zug war entgleist, dreizehn Tote, achtzig Verletzte.
Fast gleichzeitig begegnete der Umzug einem Konvoi mit Verletzten, der nach Bern gebracht wurde. Der Kontrast war erschreckend: einerseits Uniformen, Rüstungen, bunte Kostüme und reich geschmückte Pferde, anderseits Tragen, blutüberströmte Körper, verstümmelte Gliedmassen, Schreie, Klagen, Stöhnen und verzweifelte Rufe. Der historische Umzug hält inne und tritt zurück: Die Waffen und Fahnen werden gesenkt, um den anderen Umzug zu ehren, den Umzug des Todes und der Verwüstung, der langsam seinen Weg fortsetzt. Dann setzt er sich wieder in Bewegung, aber die Begeisterung ist verflogen, die Freude verschwunden, und unter dem Eindruck tiefer Traurigkeit enden die Feste, die so glanzvoll und fröhlich begonnen hatten.
Les fêtes célébrées à Berne à l'occasion du sept-centième anniversaire de la fondation de cette ville ont été attristées par le terrible accident de chemin de fer qui a eu lieu le mardi 18 août à Zollikofen. Disons tout d'abord quelques mots de ces fêtes.
Il y a quelque trois semaines, on avait fêté le six-centième anniversaire de l'origine de la Confédération suisse. Berne avait donc déjà cent ans d'existence quand eu lieu ce pacte mémorable. fondée en 1191 par Berthold V, de Zähringen, elle est aujourd'hui non seulement la capitale du canton le plus riche et le plus habité, mais même le siège du gouvernement fédéral.
La grande procession historique costumé, dont nous publions la reproduction, devait être une des plus grandes attractions de cette série de réjouissances. Siècle par siècle, les principaux héros bernois ont défilé. Les chevaliers couverts d'armures, les ducs, les comtes, avec leurs dames, les dignitaires municipaux, les bourgeois, les artisans, les étudiants, le clergé, les paysans, y étaient représentés par des groupes et des motifs d'une scrupuleuse authenticité. Malheureusement, au moment où l'on se rendait au banquet, qui devait être suivi d'autres divertissements, la nouvelle de la terrible catastrophe de Zollikofen, - un train entier télescopé, treize morts, quatre-vingts blessés, - s'est répandue. Presque en même temps, le cortège rencontre un convoi de blessés que l'on dirige sur Berne.
Le contraste est terrible: d'un côté, les uniformes, les armures, les costumes bariolés le chevaux richement caparaçonnés; de l'autre, des civières, des corps ensanglantés, des membres mutilés, des cris, des plaintes, des gémissements, des appels désespérés. Le cortège historique s'arrête alors et s'efface: les armes, les étendards s'abaissent pour saluer l'autre cortège, le cortège de mort et de désolation, qui poursuit lentement son chemin. Puis il se remet en marche, mais l'enthousiasme est tombé, la joie a disparu, et c'est sous une impression de profonde tristesse que se sont achevées les fêtes si brillamment et si joyeusement commencées.
Quellen:
L'univers illustré du 29 août 1891, page 419
Titelbild koloriert
Weitere Informationen über das Eisenbahnunglück auf Wikipedia: Eisenbahnunfall von Zollikofen